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Présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire : les défis d’une alliance entre le Pdci et le Ppaci face au Rhdp

Après les élections municipales et régionales de mars 2023, remportées de manière décisive par le Rassemblement des houphouetistes pour la paix et la démocratie (RHDP), le parti au pouvoir, l’opposition se débat pour trouver une faille afin de le battre lors de la présidentielle de 2025. Une bataille de leadership s’est immédiatement déclenchée entre le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et le Parti des peuples africains (PPACI). Bien que le PPACI ait terminé en troisième position lors des élections régionales, il reste convaincu que son candidat, Laurent Gbagbo, est le mieux placé pour « rassembler » les partis d’opposition. Cependant, cette opinion n’est pas partagée par le PDCI.

L’appel lancé par Laurent Gbagbo depuis Bonoua n’a pas trouvé un écho favorable. Ni parmi les partis de gauche, héritiers du Front populaire ivoirien (FPI), ni au sein du PDCI, son rival-allié. La famille politique de Gbagbo est profondément divisée, et la réconciliation semble complexe. Entre une Simone Gbagbo qui peine à surmonter son divorce, un Charles Blé Goudé dont les relations avec Gbagbo sont tendues, et un Pascal Affi N’Guessan qui se rapproche du RHDP, la voie vers l’unité des partis de gauche est semée d’embûches. De plus, le mariage civil de Laurent Gbagbo prévu pour le 8 août 2024 pourrait encore compliquer la situation.

Du côté du PDCI, la stratégie est de jouer la prudence. Sous la direction de Tidiane Thiam, le plus ancien parti politique ivoirien considère avoir une « bonne carte » à jouer. Le PDCI préfère maintenir son alliance avec le PPACI de Gbagbo tout en s’appuyant d’abord sur ses propres forces avant d’envisager une alliance électorale en cas de second tour. Bien que le parti se garde de se prononcer officiellement sur l’appel de Gbagbo, certains cadres indiquent que, dans la configuration actuelle, le PDCI est en position de force et que c’est au PPACI de les rejoindre. La situation politique, marquée par une importante migration des militants, rend l’issue de la présidentielle incertaine, même si le RHDP reste confiant dans ses chances face à une opposition soit unie, soit dispersée.

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