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Traite des esclaves et Commerce triangulaire : Ouidah revivifie l’Histoire avec la reconstruction du navire négrier du XVIIe Siècle

À Ouidah, au Bénin, un projet ambitieux redonne vie à une page sombre de l’histoire maritime : la traite des esclaves. En cours de réalisation, la réplique du « Bateau du Départ » — un navire négrier du XVIIe siècle, baptisé « L’Aurore » — vise à préserver la mémoire du commerce triangulaire en restituant fidèlement le dernier bateau négrier ayant navigué à l’époque. Le « Bateau du Départ » sera une réplique à l’échelle 1 de l’Aurore, un navire emblématique de cette période.

Les visiteurs auront l’opportunité unique de découvrir l’intérieur du navire, depuis les cales où étaient stockées les marchandises, jusqu’à l’entrepont abritant les esclaves, et les différents ponts, comprenant les appartements de l’état-major, les cuisines, et d’autres espaces essentiels. La précision du projet se reflète dans la restitution des mâtures et des gréements, avec des éléments tels que les gorges en inox, les chaînes de haubans, et les 1 500 m² de voiles, recréant fidèlement le navire historique. Le navire sera équipé de trois mâts de 42 mètres, en pin d’Oregon pour les mâts et en iroko pour les hunes.

Chaque mât est constitué de trois sections emboîtables, avec le bas-mât de hune pesant à lui seul 5 tonnes. Cette attention aux détails illustre l’ampleur du projet et le dévouement des artisans impliqués.Une fois terminé, le « Bateau du Départ » ne sera pas simplement un navire, mais un véritable musée flottant. Les visiteurs pourront explorer les réalités historiques de la traite des esclaves à travers des visites guidées et des scénographies immersives.

Le navire sera ancré dans un lagon spécialement aménagé au Bénin, où il sera accessible au public tout en restant non naviguant. En parallèle, le Complexe hôtelier de la Marina, situé près de la Porte du Non-Retour à Djègbadji, enrichit l’expérience culturelle offerte aux visiteurs. Ce complexe comprend une arène vodun pour célébrer les religions endogènes et diverses manifestations culturelles, ainsi que deux parkings de plus de 350 places.

Les jardins du souvenir, l’esplanade touristique avec restaurants, bars et sites de divertissement, ainsi que la zone hôtelière avec environ 130 chambres, offrent une gamme variée de services. Le village artisanal Zomachi et l’annexe de l’office du tourisme ajoutent une dimension authentique à la visite. Les visiteurs pourront également profiter d’une promenade flottante sur la lagune et d’un jardin de recueillement pour une expérience complète et mémorable.

Le « Bateau du Départ » n’est pas seulement une reconstitution historique ; il est un symbole puissant de mémoire et de réconciliation, offrant un espace de réflexion sur le passé tout en célébrant la richesse de la culture béninoise.

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