Quarante-neuf villages du département de l’Atacora ont signé un engagement ferme pour mettre fin au mariage précoce, marquant un tournant important dans la protection des droits des enfants. Ces villages ont reçu, le 24 octobre dernier, leurs certificats de certification, symbolisant leur lutte collective contre cette pratique néfaste.

Les leaders locaux, imams, chefs de village et comités de veille ont uni leurs forces pour sensibiliser et protéger les enfants, particulièrement les filles, contre les mariages forcés. Kassa Issifou, imam de Dabogohoun, a précisé : « Marier un enfant est illégal et nous avons pris des mesures pour soutenir cette cause. » Actuellement, huit des 77 villages de sa commune sont déjà certifiés.Les comités de veille, actifs depuis 2022, jouent un rôle crucial en surveillant les cas de mariages précoces et en les signalant aux autorités.

Depuis leur mise en place, 1 558 comités ont été créés dans plusieurs départements, dont l’Atacora.L’Atacora reste l’un des départements les plus touchés par cette pratique, avec un taux de 34 % de mariages d’enfants. Toutefois, avec l’engagement des communautés, des progrès sont notables, notamment à Kérou, où 29 des 43 villages ont été certifiés sans mariage d’enfants.Blandine Namboua, une ancienne victime du mariage précoce, se joint à l’effort pour prévenir d’autres enfants. « J’ai vécu cette réalité et je veux aider à changer les choses », confie-t-elle.