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Violences sexuelles : Londres étudie la castration chimique comme alternative à la prison

Le gouvernement britannique envisage de rendre obligatoire la castration chimique pour certains délinquants sexuels. Une expérimentation pourrait débuter prochainement dans plusieurs prisons.

Face à la hausse des violences sexuelles et à la saturation du système carcéral, le Royaume-Uni pourrait franchir un nouveau cap. Le ministère de la Justice étudie la possibilité d’imposer la castration chimique à certains auteurs de crimes sexuels, dans le cadre d’une réforme en cours d’évaluation. Une phase de test est envisagée dans une vingtaine de prisons en Angleterre et au Pays de Galles.La castration chimique consiste à administrer des traitements hormonaux destinés à réduire la production de testostérone, et par conséquent, les pulsions sexuelles.

Déjà pratiquée sur une base volontaire dans plusieurs pays européens – dont la France, l’Allemagne ou encore la Suède – cette méthode est parfois choisie par les détenus eux-mêmes, dans l’espoir de mieux se réinsérer après leur peine.Selon certaines études, le traitement pourrait réduire jusqu’à deux tiers la récidive chez les pédophiles. Un récent sondage indique d’ailleurs que 67 % des électeurs britanniques de moins de 30 ans soutiennent la mise en place de cette mesure.

Mais cette approche ne fait pas l’unanimité. Plusieurs spécialistes en justice pénale alertent sur les limites d’un traitement purement médical. Ils plaident pour un accompagnement psychologique renforcé, afin de traiter en profondeur les causes du passage à l’acte.Dans un contexte de surpopulation carcérale – le Royaume-Uni pourrait manquer de 9 500 places de prison d’ici 2028 – cette proposition s’inscrit dans une stratégie plus large de réforme pénitentiaire. Elle vise à réduire les coûts de détention tout en améliorant la sécurité publique.Pour l’instant, le projet reste en phase d’étude. Aucune date officielle de mise en œuvre n’a encore été annoncée.

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