La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu, lundi 4 août 2025, son verdict dans l’ affaire de détournement de fonds au sein d’une institution bancaire. Le couple, au cœur du scandale, a été lourdement condamné pour avoir orchestré une fraude estimée à plus de 294 millions de francs CFA. L’affaire remonte à plusieurs années.
Une employée de banque, avec la complicité de son époux, aurait mis en place un système de prêts frauduleux au nom de clients réels, mais à leur insu. La banquière aurait créé une entreprise fictive pour obtenir des crédits, pendant que son mari lui fournissait les identités de véritables clients de la banque, sans que ceux-ci ne soient informés ni impliqués.
Arrêtés au début de l’enquête, le couple avait été placé en détention. Cependant, la femme a bénéficié d’une libération provisoire, avant de disparaître totalement des radars de la justice.Lors des dernières audiences, les avocats de la partie civile ont exigé le remboursement intégral des sommes détournées, soit 294 millions FCFA, en plus de 50 millions FCFA de dommages et intérêts. Le parquet, pour sa part, avait requis 5 ans de prison ferme contre l’époux, assortis d’une amende de 2 millions FCFA, et avait demandé à la Cour de suivre les demandes civiles.
Mais à la reprise du procès ce 4 août, la CRIET a requalifié les faits en fausses attestations et blanchiment de capitaux, durcissant ainsi les sanctions. La banquière, bien que toujours en cavale, a été condamnée par défaut à 5 ans de prison ferme et 441 millions FCFA d’amende.
Son époux, en détention provisoire depuis 2018, a écopé d’une peine plus sévère : 7 ans de prison ferme et 441 millions FCFA d’amende. Le couple devra également verser solidairement les 294 millions FCFA à l’établissement bancaire lésé. Le mari devrait retrouver la liberté, ayant déjà purgé plus de six années en détention préventive.