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Présidentielle ivoirienne : Patrick Achi se conforme à la Constitution et entre dans le jeu

À un peu plus de deux mois de la présidentielle en Côte d’Ivoire, Patrick Achi, ancien Premier ministre et cadre influent du RHDP, a officiellement renoncé à sa nationalité française. Ce qui pourrait redessiner les cartes pour les échéances électorales à venir.C’est officiel.

Le Journal officiel de la République française en date du 12 août 2025 mentionne noir sur blanc :« Sont libérés de leur allégeance à l’égard de la France, les Français dont les noms suivent : Achi Patrick Jérôme, né le 17 novembre 1955 à Paris 14ᵉ ». Par cet acte, Patrick Achi rompt officiellement tout lien juridique de citoyenneté avec la France.

Un détail administratif pour certains, une manœuvre stratégique pour d’autres. Car, selon la Constitution ivoirienne (article 35, alinéa 3), tout candidat à la présidence doit être uniquement de nationalité ivoirienne, et être né de père ou de mère ivoirien d’origine. Avec cette décision, Achi se met donc en conformité avec la loi suprême du pays, ce qui le rend éligible à la magistrature suprême.

Or, officiellement, Patrick Achi n’est pas candidat pour l’élection du 25 octobre 2025. Mieux : le 15 juin dernier, il a publiquement qualifié le président Alassane Ouattara de « candidat naturel » du RHDP. S’il ne vise pas 2025, pourquoi se libérer maintenant de sa double nationalité ? Plusieurs hypothèses circulent :

• Se préparer à un éventuel jeu de succession interne, au cas où Ouattara se désisterait ou ne pourrait terminer un mandat.

• Se positionner comme un successeur naturel pour 2030, en capitalisant sur sa fidélité, son expérience et désormais sa conformité constitutionnelle.

• Être désigné vice-président, un poste qui, en cas de vacance, mène directement à la tête de l’État.de nombreux internautes et analystes ont immédiatement comparé le cas Achi à celui de Tidjane Thiam, candidat du PDCI.

L’ex-dirigeant de Crédit Suisse a lui aussi renoncé à sa nationalité française, mais trop tardivement pour être éligible en 2025. Une différence de calendrier qui alimente la lecture stratégique de la décision d’Achi.

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