Réformes institutionnelles, fièvre préélectorales et tentative de déstabilisation de l’ordre constitutionnel, ont rythmé l’année 2025 au Bénin. Une période iau cours de laquelle les institutions ont été mises à l’épreuve, mais l’État est resté debout.
L’année 2025 aura été marquée au Bénin par une intense activité gouvernementale, la montée progressive des enjeux préélectoraux et un épisode militaire qui a mis à l’épreuve la solidité de l’État. Malgré ces défis, les institutions ont fonctionné, confirmant la capacité de résilience du système politique béninois.
Dès le début de l’année 2025, le gouvernement a maintenu un rythme soutenu de travail à travers les conseils des ministres, les réformes administratives et la poursuite des grands chantiers de développement. Plusieurs décisions normatives ont été prises dans les domaines de l’administration publique, de la sécurité, des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
Sur le plan stratégique, l’exécutif a engagé la réflexion autour de la Vision nationale de développement à l’horizon 2060, destinée à prolonger les acquis du Programme d’actions du gouvernement et à inscrire le pays dans une planification de long terme. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de continuité et d’anticipation, au-delà des cycles politiques immédiats.
Open gouvnement partnership
L’année 2025 a également été marquée par une activité législative soutenue. L’Assemblée nationale a examiné et adopté plusieurs lois, ainsi que des accords internationaux, traduisant le bon fonctionnement des institutions républicaines. Sur le plan diplomatique et institutionnel, le Bénin a renforcé sa visibilité régionale et internationale.
L’adhésion à l’Open Government Partnership a illustré l’engagement du pays en faveur de la transparence, de la modernisation de l’action publique et de la participation citoyenne.
Par ailleurs, l’accueil à Cotonou de rencontres parlementaires régionales a confirmé la place du Bénin comme acteur crédible du dialogue politique en Afrique francophone.
Un contexte préélectoral encadré
À l’approche des élections générales prévues en 2026, les mécanismes électoraux ont été progressivement mis en œuvre par les institutions compétentes. La Commission électorale nationale autonome (CENA), la Cour constitutionnelle et les autres organes impliqués ont poursuivi leur travail conformément au cadre légal en vigueur.
Certaines décisions, notamment en matière de parrainages et de conformité des candidatures, ont suscité des débats politiques. Le gouvernement, pour sa part, a constamment rappelé son attachement au respect des lois de la République et à l’indépendance des institutions chargées de l’organisation et de l’arbitrage du processus électoral.
Le 7 décembre 2025 : une tentative de déstabilisation rapidement contenue
Le fait politique le plus marquant de l’année est survenu le 7 décembre 2025, avec une tentative de prise de pouvoir par un groupe restreint de militaires. L’annonce faite sur les médias publics, faisant état d’une suspension des institutions, a provoqué une onde de choc nationale.
Cependant, grâce à la réactivité des forces de défense et de sécurité restées loyales à la République, la situation a été rapidement maîtrisée. Les autorités constitutionnelles ont maintenu le contrôle de l’État, tandis que les principaux responsables de cette tentative ont été interpellés et mis à la disposition de la justice.
Les réactions nationales et internationales ont été unanimes. La CEDEAO, l’Union africaine et plusieurs partenaires du Bénin ont salué la solidité des institutions et condamné toute remise en cause de l’ordre constitutionnel.
Une réponse institutionnelle et responsable de l’État
Dans les jours qui ont suivi, le gouvernement a engagé des mesures visant à évaluer les événements, réparer les dommages matériels et renforcer davantage le dispositif sécuritaire. Le message officiel a été clair : préserver la stabilité, garantir la continuité de l’État et tirer les enseignements nécessaires pour consolider la cohésion nationale.
L’apparition publique du chef de l’État et les communications gouvernementales ont contribué à rassurer la population et les partenaires du pays sur la maîtrise de la situation.
Une année d’épreuves, mais aussi de consolidation
Loin de remettre en cause le fonctionnement de la République, l’année 2025 apparaît comme un test grandeur nature de la solidité des institutions béninoises. Face aux tensions politiques, aux défis sécuritaires régionaux et à une tentative de déstabilisation interne, l’État a tenu, les institutions ont fonctionné et l’ordre constitutionnel a été préservé.
À l’orée de 2026, le défi principal reste la poursuite d’un processus électoral apaisé, inclusif et crédible, dans un climat de responsabilité partagée entre les acteurs politiques, les institutions et les citoyens.