Après des bombardements nocturnes à Caracas, le président vénézuélien Nicolás Maduro a été capturé et transféré aux États-Unis, où il attend d’être formellement inculpé pour narcotrafic. Pendant ce temps, la vice-présidente Delcy Rodríguez a été nommée présidente par intérim, et Washington annonce vouloir superviser provisoirement la transition politique au Venezuela.
Selon les autorités américaines, l’opération menée dans la nuit du 2 au 3 janvier a abouti à l’arrestation de Nicolás Maduro, escorté par des agents de la DEA à son arrivée à New York. Il est actuellement détenu au Metropolitan Detention Center de Brooklyn et devrait être prochainement inculpé pour trafic de drogue. Son épouse est également en détention.
Donald Trump a annoncé que les États-Unis « dirigeraient » le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique « sûre » puisse être mise en place. La Cour suprême vénézuélienne a, de son côté, désigné Delcy Rodríguez présidente par intérim. Cette dernière, technocrate expérimentée et ancienne ministre de la Communication et de l’Économie, bénéficie d’un profil jugé fiable par Washington pour piloter la transition.
L’opération suscite de nombreuses réactions sur la scène internationale. Plusieurs pays et observateurs dénoncent une violation du droit international, tandis que le pape a appelé à garantir la souveraineté du Venezuela et à protéger le bien-être de sa population.
Aux États-Unis, certains responsables, comme le sénateur Marco Rubio, rappellent que Washington conserve des leviers de pression, notamment l’embargo pétrolier, pour orienter la transition politique.
Alors que le Venezuela se retrouve sous un contrôle américain provisoire, l’avenir politique du pays demeure incertain, entre gestion temporaire de la Maison-Blanche et contestation internationale croissante.