Après l’arrestation de Nicolas Maduro, le président américain Donald Trump annonce vouloir superviser la transition au Venezuela et exploiter ses immenses réserves de pétrole. Avec 303 milliards de barils, le pays possède les plus grandes réserves au monde, mais la production reste très faible. Les ambitions américaines soulèvent questions et défis.
Les réserves géantes mais sous-exploitées du Venezuela
Le Venezuela détient les plus grandes réserves pétrolières au monde, devant l’Arabie saoudite et l’Iran. Pourtant, la production plafonne à 1 million de barils par jour, bien loin des 3,5 millions de barils par jour atteints sous Hugo Chavez.
Les causes : infrastructures délabrées, sous-investissement, corruption et sanctions américaines, qui ont fait chuter la production à un plus bas historique en 2020.
Comment le Venezuela contourne les sanctions américaines
Pour continuer à exporter malgré l’embargo :
80 % du pétrole vénézuélien est vendu à la Chine, souvent via la Malaisie.
5 % est exporté vers Cuba dans le cadre d’accords bilatéraux.
Des « pétroliers fantômes » et des transactions en cryptomonnaie stablecoin (USDT) permettent d’éviter les restrictions sur le dollar.
La présence américaine dans le secteur pétrolier vénézuélien
Chevron est actuellement le seul acteur américain autorisé à opérer au Venezuela. Les autres grandes compagnies, comme ExxonMobil et ConocoPhillips, ont quitté le pays après la nationalisation des entreprises pétrolières.
Un enjeu géopolitique majeur
Le pétrole vénézuélien n’est pas seulement une richesse économique : il est au cœur d’une lutte stratégique entre grandes puissances. Le président Donald Trump vise à sécuriser l’énergie américaine tout en limitant l’influence de la Chine en Amérique latine, où 80 % des exportations vénézuéliennes transitent via des circuits indirects.
Sur place, Chevron est le seul groupe américain encore actif, les autres géants ayant quitté le pays. Cette situation illustre combien le pétrole vénézuélien est un levier clé pour la politique internationale.
Pourquoi Donald Trump s’intéresse au pétrole vénézuélien
Selon le président américain, le pétrole vénézuélien représente à la fois une opportunité économique et stratégique : sécuriser les approvisionnements américains, récupérer des investissements passés et contrer la Chine.
Les défis pour relancer la production
Les experts soulignent que relancer la production nécessiterait des investissements massifs, compte tenu des infrastructures très dégradées et de la corruption persistante. Avec des cours du pétrole relativement bas, l’intérêt des compagnies américaines reste limité.
Impact sur les prix du pétrole et le marché mondial
L’instabilité au Venezuela pourrait provoquer une hausse marginale du prix du baril, mais l’effet sur le marché global resterait limité. Les tensions géopolitiques, notamment avec l’Iran, sont jugées plus influentes pour les cours mondiaux.