Les États-Unis affirment avoir capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro lors d’une opération militaire d’ampleur menée dans la nuit de vendredi à samedi. Cette annonce, a provoqué des réactions contrastées : peur et colère à Caracas, scènes de liesse au sein de la diaspora vénézuélienne en Floride, tandis que Washington évoque une transition politique sous contrôle américain.
À Caracas, l’annonce américaine a plongé une partie de la population dans l’inquiétude. Plusieurs habitants ont décrit une nuit marquée par la peur et l’incertitude, alors que des rues sont restées désertes dans certains quartiers de la capitale.
De la fumée était visible au-dessus du complexe militaire de Fuerte Tiuna, haut lieu du pouvoir vénézuélien. Certains dénoncent une intervention étrangère jugée violente et illégitime.
À l’inverse, dans le sud de la Floride, notamment à Doral, près de Miami, des centaines de Vénézuéliens se sont rassemblés pour célébrer l’annonce. Drapeaux sur les épaules et chants de « liberté » ont accompagné ce que beaucoup perçoivent comme un tournant historique après des années de crise politique et économique.
Le président Donald Trump a affirmé que les États-Unis dirigeraient le Venezuela au moins temporairement, évoquant une phase de transition sous administration américaine et la gestion des importantes ressources pétrolières du pays. Une perspective qui nourrit à la fois espoirs et inquiétudes, alors que l’avenir politique du Venezuela demeure profondément incertain.