La Guinée équatoriale a officiellement changé de capitale depuis samedi 4 janvier 2026. Ciudad de la Paz succède à Malabo, l’ancienne capitale historique située sur l’île de Bioko.
La décision, entérinée par décret présidentiel, vise à désengorger Malabo, confrontée à des contraintes d’accès et d’espace, tout en améliorant la répartition des services publics sur l’ensemble du territoire. En installant la capitale sur le continent, les autorités entendent rapprocher l’État des citoyens et des principaux centres économiques.
Située dans la province de Djibloho, à proximité de l’aéroport international de Mengomeyén, Ciudad de la Paz — anciennement Oyala — affiche déjà les traits d’une ville moderne. Tours administratives, palais présidentiel, larges avenues et immeubles en construction dessinent les contours d’une métropole appelée à accueillir près de 200 000 habitants et à concentrer l’ensemble des institutions gouvernementales.
Lancée en 2008 par le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 47 ans, la construction de cette nouvelle capitale répond à une logique stratégique. Malabo, isolée sur l’île de Bioko, peinait à suivre l’évolution démographique et économique du pays. Le déplacement du centre politique vers le continent doit également renforcer les liens avec Bata, principal pôle urbain et économique.
Le financement du projet repose largement sur les revenus pétroliers, qui ont permis la réalisation d’infrastructures clés, notamment une université et un hôpital. Les travaux se poursuivent pour achever les bâtiments administratifs, les logements et les réseaux de transport nécessaires au fonctionnement de la ville.
Ciudad de la Paz est désormais la capitale officielle, le transfert effectif de l’ensemble des ministères et services publics, prévu dans l’année à venir, reste un défi de taille. Entre ambitions politiques, enjeux économiques et réalités du terrain, la nouvelle capitale devra encore prouver sa capacité à devenir le véritable cœur du pouvoir équato-guinéen.