Plus de 35 000 cas de violences sexuelles contre des mineurs ont été recensés en 2025 en République démocratique du Congo, selon l’Unicef. Un chiffre alarmant qui révèle une crise profonde, alimentée par l’insécurité, la pauvreté et l’effondrement des mécanismes de protection, notamment dans les zones de conflit.
Les violences sexuelles contre les mineurs atteignent des niveaux alarmants en République démocratique du Congo. En 2025, plus de 35 000 cas ont été recensés par l’Unicef, qui évoque une crise « profondément systémique », alimentée par l’insécurité et la pauvreté.Les provinces de l’Est, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri, concentrent l’essentiel des cas, dans un contexte de conflits armés et de déplacements massifs de populations.
Antoinette 14 ans, vivait dans le camp de déplacés de Rhoo, en Ituri, lorsqu’elle a été agressée à 13 ans alors qu’elle rentrait de l’école.Dans les sites de déplacés, les structures de prise en charge sont débordées. « Les victimes arrivent tristes et apeurées », témoigne Rachel Mwisi, aide-soignante auprès de jeunes filles victimes de violences sexuelles.
Si l’Est reste le plus touché, des cas sont également signalés à Kinshasa et dans le Kasaï. La déscolarisation, l’insécurité alimentaire et la pauvreté accroissent la vulnérabilité des adolescentes.
Dans les zones rurales en conflit, l’absence de justice favorise l’impunité. Faute de poursuites, certaines familles concluent des accords informels avec les auteurs présumés, contre une compensation financière.