Le choc est brutal. En plein milieu de saison, Liam Rosenior quitte Strasbourg pour devenir le nouvel entraîneur de Chelsea, succédant à Enzo Maresca. À 41 ans, l’Anglais incarne parfaitement le projet BlueCo : un coach formateur, adepte du jeu et de la jeunesse, promu directement depuis le club satellite.
À Strasbourg, “Le Professeur” a imposé une identité forte avec l’effectif le plus jeune de Ligue 1, un 3-4-3 audacieux et une volonté assumée de jouer court depuis l’arrière, quitte à prendre des risques.
Capable de rivaliser avec les cadors, comme lors du spectaculaire 3-3 face au PSG au Parc des Princes, Rosenior a surtout marqué par son travail de développement, notamment avec Andrey Santos, redevenu l’un des milieux les plus influents du championnat avant son retour à Londres.
Mais ce choix laisse un goût amer en Alsace. Alors que le Racing brillait en Conference League et s’installait dans la première partie de tableau, le départ de son entraîneur en janvier est vécu comme une nouvelle preuve de la dépendance du club vis-à-vis de Chelsea.
À Stamford Bridge, Rosenior arrive avec ses principes, son exigence et peu de certitudes. Dans un environnement réputé impatient, son football audacieux devra produire rapidement des résultats. Le pari est assumé, le symbole est fort, et la fracture, bien réelle