À Washington, les ministres danois et groenlandais entament des discussions cruciales avec les États-Unis, tandis que le Danemark renforce sa présence militaire dans l’Arctique. Au cœur de ces négociations : le Groenland, un territoire stratégique entre ambitions américaines et enjeux de sécurité mondiale.
Ce mercredi, les ministres des Affaires étrangères du Danemark et du Groenland, Lars Lokke Rasmussen et Vivian Motzfeldt, se rendront à Washington pour des pourparlers avec le vice-président américain JD Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio. Ces discussions, qualifiées de « franches » par le ministre danois, portent principalement sur les enjeux liés à lasouveraineté et à la sécurité du Groenland, un territoire autonome du Royaume du Danemark.
En parallèle, le ministre danois de la Défense, Troels Lund Poulsen, a annoncé une rencontre avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, prévue pour le 19 janvier, afin de renforcer l’engagement du Danemark en matière de sécurité dans l’Arctique. Copenhague met en avant son intention de renforcer une « présence militaire plus permanente et plus importante » autour du Groenland.
Les tensions autour du Groenland ne sont pas nouvelles. Depuis plusieurs années, les États-Unis maintiennent une base militaire stratégique sur l’île, à Thulé, et ont exprimé à plusieurs reprises leur intérêt pour un contrôle plus direct de ce territoire..
Le président américain n’a pas exclu l’usage de la force pour parvenir à ses fins, ce qui exacerbe les inquiétudes sur la souveraineté du Groenland et son rôle dans les stratégies militaires mondiales. Le gouvernement danois maintient une ligne ferme sur la souveraineté du Groenland, tout en cherchant à renforcer les liens avec l’OTAN et ses alliés.
Le Danemark, en tant que membre clé de l’Alliance atlantique, joue un rôle crucial dans la sécurité régionale, particulièrement à travers sa position géographique au nord de l’Atlantique.Le Groenland, avec ses ressources naturelles et sa proximité stratégique avec les États-Unis et la Russie, représente un atout majeur dans la compétition pour le contrôle de l’Arctique.