Le parti Les Démocrates a essuyé une défaite cuisante lors des législatives du 11 janvier 2026, avec un score bien en deçà des attentes. En obtenant seulement 16,14 % des voix, loin des 20 % nécessaires pour obtenir des sièges au Parlement, le parti se retrouve marginalisé.
Ce revers est le résultat d’une série de choix stratégiques contestés, d’une myopie politique et de départs internes qui ont affaibli sa position sur la scène politique.
La Cena a proclamé samedi 17 janvier 2026 les résultats provisoires des législatives du 11 janvier dernier. Les partis UPR et Bloc républicain arrivent en tête avec respectivement 1 148 118 voix, soit 41,15 % des suffrages exprimés au plan national, et le Bloc républicain avec 1 022 462 voix, soit 37,64 %.
Si ces deux forces politiques maintiennent leur position à l’issue du scrutin, le parti de l’ancien président Yayi Boni, quant à lui, a connu un net recul en termes de suffrages obtenus. Le parti Les Démocrates (LD) n’a récolté que 450 405 voix, soit 16,14 % des suffrages exprimés au plan national.
Ce score médiocre est loin des 20 % exigés par l’article 146 du Code électoral pour être éligible à l’attribution de sièges au Parlement. Le deuxième alinéa de l’article 146 aurait pu permettre au parti LD d’éviter sa débâcle et d’être représenté au Parlement, avec son score supérieur à 10 % des suffrages exprimés au plan national.
Mais le parti n’a jamais voulu emprunter cette voie. En réalité, Les Démocrates paient le prix d’une myopie intellectuelle et politique , se refusant à lire les réalités politiques. À cela s’ajoutent les départs enregistrés par le parti ces derniers temps.