Dans un Haïti en proie à la crise politique et à la violence des gangs, 800 jeunes policiers ont été diplômés à Port-au-Prince. Alors que le pays se débat entre instabilité gouvernementale et insécurité croissante, ces nouveaux officiers se retrouvent en première ligne pour tenter de rétablir l’ordre.
Alors que Haïti est secoué par une crise politique profonde et une violence des gangs incontrôlable, 800 jeunes policiers ont été diplômés vendredi à l’académie de Port-au-Prince.Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, présent à la cérémonie, a affirmé son soutien à la police nationale dans sa mission de rétablir la sécurité, malgré les appels à sa démission du Conseil de Transition.
Ce dernier a voté pour son éviction, exacerbant les divisions politiques à quelques jours de la fin du mandat du gouvernement de transition, prévu pour le 7 février.Haïti traverse une crise de violence sans précédent, avec plus de 8 100 meurtres enregistrés en 2023.
Les gangs contrôlent des zones entières du pays, et la police, malgré son renforcement avec l’aide internationale, reste sous-équipée et sous-financée. Les États-Unis ont exprimé leur soutien à la stabilité du pays, mais les appels à un leadership fort se multiplient face à la montée des tensions et des violences.
Les diplômés, qui représentent l’espoir d’un rétablissement de l’ordre, feront face à un défi colossal : maintenir la sécurité dans un pays dévasté par la crise politique et la violence des gangs.