La grève des enseignants au Gabon entre dans son premier mois, paralysant les écoles du pays et mettant en lumière une crise sociale profonde. Les enseignants, mécontents du gel des salaires depuis plus de dix ans, réclament une régularisation de leurs situations administratives, latitularisation des contractuels, ainsi que des augmentations salariales et des avancements.
Ces revendications se sont intensifiées après des années de stagnation dans leur carrière.Nous sommes à bout, il est temps de pousser un cri d’alarme pour améliorer non seulement nos conditions de vie, mais aussi celles des élèves », a expliqué Junior Anguila Obame, professeur de Français. Les enseignants soulignent l’importance d’un système éducatif fort pour la construction d’une nation.
Depuis décembre dernier, les écoles sont fermées et les syndicats appellent à une résolution rapide des problèmes, notamment la régularisation des carrières et des conditions de travail.
Le gouvernement a rouvert le dialogue cette semaine avec une délégation de SOS Éducation, après avoir libéré deux syndicalistes enseignants arrêtés la semaine précédente pour « obstruction à l’accès à l’espace public ». Leur procès estprévu vendredi 29 janvier
Magloire Memiaga, secrétaire général de la SENA, a rappelé que la crise n’est pas nouvelle, les enseignants posant les mêmes problèmes depuis 1990. « Les 10 ans de gel des carrières nous étranglent aujourd’hui. C’est l’un des principaux points d’achoppement de cette grève », a-t-il déclaré