A un an des élections générales de 2025, le président nigérian Bola Tinubu renforce son emprise sur la politique du pays. Son parti, le Congrès des Progressistes (APC), connaît une série de ralliements qui consolident son pouvoir.
Aujourd’hui, 30 des 36 gouverneurs soutiennent sa réélection, avec des transfuges notables, comme celui du gouverneur de Kano, Abba Kabir Yusuf, qui a quitté le Parti du Peuple de Kano (NNPP) pour rejoindre l’APC. Ce geste a provoqué la colère de son ancien mentor, Rabiu Kwankwaso, qui parle de « trahison ».
De plus, le soutien d’Abba Atiku Abubakar, fils de l’opposant historique Atiku Abubakar, marque un autre coup de maître pour Tinubu. Abba Atiku a publiquement salué les réformes économiques de Tinubu et l’a qualifié de « seul homme capable » de faire avancer le pays.Ces ralliements, bien que stratégiques, risquent de renforcer la méfiance de l’électorat envers un système politique déjà fragile.
À un an des élections, la concentration du pouvoir dans l’APC pourrait aussi réduire la diversité politique et diminuer la participation électorale, un défi de taille pour le président à l’approche des urnes.