À l’issue du Conseil des ministres du mercredi 28 janvier, le Mali a annoncé une série de mesures destinées à sécuriser un nouvel axe de transit de ses marchandises via la Guinée. Objectif affiché : réduire la dépendance de Bamako aux corridors traditionnels de Dakar et d’Abidjan.
Dans ce cadre, des accords de coopération sur le transport et le transitet maritime ont été signés entre le Mali et la Guinée.Ces accords permettent au Mali d’obtenir des espaces portuaires dédiés et des facilités de traitement de ses marchandises au port de Conakry. En contrepartie, Bamako a cédé gracieusement 10 hectares de terrain à Conakry, à proximité de l’axe Kouremalé–Bamako, pour la construction d’infrastructures logistiques et de zones d’entreposage.
Si les flux maliens via la Guinée sont en forte progression depuis 2022, ils restent encore marginaux face aux volumes transitant par Dakar et Abidjan. Le développement effectif du corridor Conakry–Bamako dépendra désormais de la compétitivité des coûts, de la qualité des infrastructures routières et des conditions de sécurité sur l’axe.