Un haut responsable iranien a renforcé mardi à Mascate, Oman, le message de Téhéran en faveur de la poursuite du dialogue avec Washington, même si une profonde méfiance persiste entre les deux pays.
Ali Larijani, chef du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien et négociateur principal sur le nucléaire, s’est entretenu pendant plusieurs heures avec le sultan d’Oman et d’autres responsables omanais au lendemain d’une première série de discussions indirectes entre Téhéran et les États‑Unis.
Ces échanges, médiés par Oman, ont marqué une reprise du dialogue après plusieurs mois de rupture, avec l’objectif affiché de définir les contours d’un futur accord sur le programme nucléaire iranien. Les deux parties ont convenu de poursuivre les pourparlers, sans calendrier précis à ce stade.
Malgré ce geste diplomatique, l’atmosphère reste tendue : l’Iran affirme son droit à l’enrichissement d’uranium à des fins civiles, tandis que Washington pousse pour des garanties plus larges, notamment concernant le programme balistique iranien et les activités régionales de Téhéran.
La visite de Larijani à Oman est le signe envoyé par l’Iran de maintenir un canal de communication ouvert avec les États‑Unis pour éviter une escalade, même si les différends de fond demeurent profonds