Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a discuté avec Vladimir Poutine du rapatriement des Sud-Africains enrôlés par la Russie et envoyés sur le front ukrainien.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa s’est entretenu par téléphone mardi 10 février 2026 avec son homologue russe Vladimir Poutine. Parmi les sujets abordés, le sort des ressortissants sud-africains enrôlés dans les forces russes et envoyés sur le front ukrainien a été au cœur des discussions.
Dans un communiqué publié à l’issue de l’échange, Ramaphosa a réaffirmé « le soutien indéfectible de l’Afrique du Sud aux efforts diplomatiques et pacifiques visant à mettre fin au conflit russo-ukrainien ». Les deux chefs d’État se sont accordés pour rapatrier dès que possible les Sud-Africains concernés.
Le Kremlin, pour sa part, n’a pas mentionné ce point dans son propre communiqué.En novembre 2025, Pretoria avait indiqué avoir reçu des appels à l’aide de 17 de ses ressortissants « forcés » de rejoindre l’armée russe alors qu’ils se rendaient en Russie pour travailler. Les équipes diplomatiques des deux pays poursuivront les échanges pour finaliser le rapatriement.
Si l’Afrique du Sud adopte une position prudente vis-à-vis de Moscou, d’autres pays africains, comme le Kenya, ont réagi plus fermement. Certains ressortissants kenyans ayant combattu en Ukraine ont été tués, ce qui a conduit Nairobi à envoyer son chef de la diplomatie à Moscou pour clarifier la situation.