Des négociateurs russes, ukrainiens et américains se retrouvent ce mardi à Genève pour tenter de mettre fin à quatre ans de combats en Ukraine. Ces discussions font suite à deux précédentes rencontres aux Émirats arabes unis, restées infructueuses.La délégation russe, dirigée par l’historien et ex-ministre de la Culture Vladimir Medinski, insiste sur la nécessité d’un accord « durable ».
Moscou réclame le retrait des forces ukrainiennes des zones de Donetsk, revendication que Kiev refuse catégoriquement. Les questions restent vastes et personne ne peut prédire l’issue des discussions de Genève », a déclaré Sergueï Riabkov, vice-ministre russe des Affaires étrangères.
De son côté, Volodymyr Zelensky doute de la sincérité russe : malgré les efforts diplomatiques, l’armée russe poursuit ses frappes sur le territoire ukrainien. Pour le président ukrainien, seules « une pression suffisante sur la Russie et des garanties de sécurité claires » permettront de mettre fin au conflit.
Une délégation américaine de haut niveau
La Maison Blanche envoie une équipe composée de l’émissaire spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner, gendre de Donald Trump. Le président américain fait pression pour un règlement rapide et encourage Kiev à « venir à la table des discussions ».
« L’Ukraine ferait mieux de se bouger », a-t-il déclaré le 16 février à bord d’Air Force One.Si l’ouverture de Genève est un signal positif pour la diplomatie, le conflit reste meurtrier pour les civils et complexe sur le plan militaire.
L’issue des négociations demeure imprévisible, mais elles confirment l’implication continue des États-Unis dans la recherche d’une solution pacifique.