L’Italie transforme une partie de sa dette africaine en investissements concrets : 235 millions d’euros seront consacrés à des projets de développement sur dix ans. L’initiative, dévoilée par Giorgia Meloni à Addis-Abeba, intègre des clauses climatiques pour aider les pays africains à faire face aux catastrophes.
À l’occasion du 39ᵉ sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a dévoilé un mécanisme inédit visant à convertir une partie des créances italiennes en projets de développement locaux, plutôt qu’en remboursements directs.
Le dispositif inclut des clauses climatiques, permettant de suspendre temporairement les remboursements en cas de catastrophes majeures, afin de permettre aux pays africains une marge de manœuvre pour gérer les urgences et financer la reconstruction.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Plan Mattei, programme de coopération italien doté de 5,5 milliards d’euros pour soutenir des secteurs clés comme l’énergie, les infrastructures, l’éducation et la santé.
Rome espère que 235 millions d’euros de dettes seront transformés en projets sur dix ans, une démarche qui pourrait alléger l’endettement des pays africains à revenu intermédiaire inférieur tout en consolidant les partenariats économiques et commerciaux.
Avec cette approche, l’Italie cherche à combiner impact économique et développement durable, ainsi qu’à sécuriser ses approvisionnements sur le continent africain.