Procès historique aux États-Unis : le patron de Meta, Mark Zuckerberg, a témoigné à Los Angeles dans une affaire accusant Instagram et YouTube d’avoir favorisé l’addiction des mineurs. Une décision qui pourrait faire jurisprudence sur la responsabilité des réseaux sociaux.
Le patron de Meta, Mark Zuckerberg, a été appelé à témoigner mercredi devant un tribunal de Los Angeles dans un procès très suivi visant Meta et Google. Les deux géants de la tech sont accusés d’avoir sciemment conçu leurs plateformes, notamment Instagram et YouTube, pour maximiser l’engagement des jeunes utilisateurs, au risque de favoriser des comportements addictifs.
À l’origine de la procédure, une jeune Californienne affirme s’être inscrite sur Instagram en 2015 à l’âge de 9 ans, alors que les contrôles d’âge étaient limités. Elle soutient que son usage intensif des réseaux sociaux dès l’enfance a contribué à des troubles anxieux et dépressifs.
À la barre, Mark Zuckerberg a rejeté toute accusation de stratégie délibérée visant les mineurs. Il a toutefois reconnu qu’Instagram avait « tardé à repérer efficacement » les utilisateurs de moins de 13 ans, âge minimum requis pour s’inscrire, assurant que des garde-fous ont depuis été renforcés, notamment via des comptes adolescents encadrés et des outils de contrôle parental.
Premier procès de cette ampleur aux États-Unis sur la responsabilité des plateformes dans la santé mentale des jeunes, l’affaire pourrait faire jurisprudence, alors que des centaines de plaintes similaires sont en attente devant les tribunaux américains