Le rappeur français Naps, de son vrai nom Nabil Boukhobza, a été condamné jeudi 19 février 2026 à sept ans de prison par la cour criminelle de Paris pour le viol d’une jeune femme dans son sommeil en octobre 2021 dans une chambre d’hôtel près de la gare de Lyon. L’artiste a annoncé son intention de faire appel.
La plaignante, alors âgée de 20 ans, avait été invitée à sortir en boîte de nuit par un promoteur, en compagnie de deux amies. Elle affirme avoir été ensuite conviée dans l’hôtel du rappeur, qui se retrouvait seul avec les trois jeunes femmes après le départ de ses accompagnants.
Selon le récit de la victime, elle dormait lorsqu’elle a été agressée, et a été réveillée par la « douleur d’une pénétration vaginale »Des analyses ont confirmé la présence de l’ADN du rappeur sur ses vêtements et une lésion sur son hymen.
Une décision fondée sur l’absence de consentement
La cour a retenu « l’absence de consentement » et a jugé que la plaignante « ne pouvait pas exprimer un consentement libre et éclairé ». L’avocate générale a qualifié l’acte de « viol par surprise », soulignant la cohérence et la constance du témoignage de la victime.
À l’annonce du verdict, la plaignante a fondu en larmes, soulagée d’avoir été entendue et reconnue. Son avocat, Me Jean-Baptiste Boué-Diacquenod, a salué « la reconnaissance pleine et entière » de la victime après cinq ans de procédure.
Naps, qui comptabilise plus de trois millions d’abonnés sur YouTube, a affirmé que le rapport était consenti, évoquant les « gémissements de plaisir » de la plaignante. Son avocat, Me Nabil Boudi, a jugé la décision « incompréhensible » et a confirmé qu’il ferait appel.