Le tambour rituel atchan Djidji Ayôkwé, volé par la France en 1916, est officiellement restitué à la Côte d’Ivoire et deviendra la pièce centrale du futur Musée des civilisations à Abidjan.
Le tambour parleur Djidji Ayôkwé, volé par les colons français en 1916, a été officiellement restitué à la Côte d’Ivoire vendredi 20 février lors d’une cérémonie au Musée du quai Branly à Paris. Plus d’un siècle après sa confiscation, ce retour est un acte fort dans l cadre de la restitution des biens culturels africains.
L’acte de transfert a été signé par les ministres française et ivoirienne de la Culture, en présence de responsables des deux pays. Pesant plus de 400 kilos et mesurant près de quatre mètres, le Djidji Ayôkwé deviendra la pièce centrale du futur Musée des civilisations de Côte d’Ivoire, prévu à Abidjan cette année.
Pour la ministre ivoirienne de la Culture, Françoise Remarck, cet événement dépasse la restitution d’un objet : « Le Djidji Ayôkwé incarne la cohésion sociale et la fraternité, des valeurs essentielles pour la Côte d’Ivoire. »
La ministre française Éléonore Caroit a souligné que cette restitution reflète un partenariat d’égal à égal et la volonté de reconnaître le passé tout en se projetant vers l’avenir.
Le musée ivoirien, conçu avec le Musée du quai Branly, prévoit de valoriser le Djidji Ayôkwé à travers des outils numériques — QR codes, tablettes et numérisation 3D afin de transmettre son histoire aux jeunes générations et promouvoir le patrimoine culturel du pays.