Les relations entre la Première ministre italienne Giorgia Meloni et le président français Emmanuel Macron restent tendues, après les échanges sur la mort du militant identitaire français Quentin Deranque.
La polémique, qui anime la presse italienne et française, pourrait également retarder le sommet franco-italien prévu en avril à Toulouse.Mercredi 18 février, Giorgia Meloni a exprimé sa consternation sur X après l’agression mortelle de Quentin Deranque.Emmanuel Macron a réagi en demandant à la dirigeante italienne de « ne pas commenter ce qui se passe chez les autres ».
Depuis l’Inde, où il terminait une visite officielle, le président français a lancé : « Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés ».
La Première ministre italienne a rejeté les accusations d’ingérence.« Intervenir pour exprimer ma solidarité avec le peuple français sur une affaire qui concerne manifestement tout le monde ne relève pas d’une interférence », a-t-elle déclaré dans un entretien à SkyTG24.
Conséquences diplomatiques
Meloni a également critiqué le climat politique en Italie, en France et aux États-Unis, qu’elle juge propice à la montée des tensions idéologiques.La presse italienne rapporte que ces tensions expliqueraient l’absence du Premier ministre français Sébastien Lecornu à la cérémonie de clôture des JO d’hiver, où seule la ministre des Sports Marina Ferrari représentera la France.
Par ailleurs, Giorgia Meloni a demandé le report du sommet franco-italien d’avril. Les quotidiens italiens Libero et Il Giornale soulignent des divergences profondes entre Paris et Rome sur plusieurs dossiers : Ukraine, Donald Trump, migrations et relations commerciales.