La France hausse le ton. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a décidé de révoquer l’accès direct au gouvernement de l’ambassadeur des États-Unis, Charles Kushner, après que celui-ci a ignoré une convocation du Quai d’Orsay.
En cause : la republication par l’ambassade américaine de commentaires de l’administration de Donald Trump sur la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque à Lyon. Des prises de position perçues à Paris comme une forme d’ingérence dans le débat public national.
Déjà absent lors d’une précédente convocation en 2025, Charles Kushner est désormais privé de contacts directs avec les ministres français. Une sanction rare, à forte portée symbolique, qui vide en partie sa mission de sa dimension politique sans rompre les relations diplomatiques.
Mardi, l’ambassadeur a finalement appelé Jean-Noël Barrot, assurant vouloir « ne pas interférer » dans le débat français et rappelant l’amitié entre les deux pays. Un échange qualifié de « franc et amical », alors que Emmanuel Macron a tenu à souligner que l’incident relevait d’une responsabilité personnelle et n’entamait pas la relation bilatérale.