La compagnie pétrolière angolaise Sonangol engage des négociations avec des banques chinoises pour un prêt de 4,8 milliards de dollars, destiné à financer la raffinerie de Lobito, un projet pour renforcer la production locale de carburants raffinés.
La compagnie pétrolière nationale angolaise Sonangol est en pourparlers avec des institutions financières chinoises pour obtenir un prêt de 4,8 milliards de dollars, destiné à financer la construction d’une nouvelle raffinerie dans le port de Lobito. Le projet complet est estimé à 6,2 milliards de dollars.
Le directeur général de Sonangol, Sebastião Gaspar Martins, a précisé que le financement ne serait pas garanti par des livraisons de pétrole, et qu’une délégation de la compagnie se rendra à Pékin en avril pour poursuivre les discussions, avec le soutien de l’entreprise chinoise impliquée dans le chantier.
La raffinerie devrait produire ses premiers hydrocarbures raffinés en décembre 2027.
Il s’agirait du premier emprunt contracté par Sonangol auprès de la Chine depuis 2017, année où l’Angola avait cherché à réduire sa dépendance aux prêts adossés au pétrole. Selon le ministère angolais des Finances, le prêt pourrait provenir de la China Development Bank.
Depuis 2019, la Chine a progressivement réduit ses prêts au continent africain.Ce qui a ralentit plusieurs projets d’infrastructures. L’Angola, qui a diminué sa dette pétrolière envers Pékin à 7,73 milliards de dollars fin 2025 contre 10,146 milliards en 2024, reste toutefois engagée dans ce financement stratégique pour sécuriser sa production nationale de produits raffinés.