Les 23 et 25 février 2026, à travers deux audiences foraines à Parakou, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a examiné dix-huit affaires de violences sexuelles et prononcé de lourdes peines.
La chambre chargée du jugement des infractions commises à raison du sexe de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a tenu deux audiences foraines au tribunal de Parakou, les 23 et 25 février 2026. Au total, dix-huit dossiers liés à des violences sexuelles et à des faits de harcèlement ont été examinés,avec plusieurs condamnations à la clé.
La première session a porté sur dix dossiers, dont deux cas de harcèlement sexuel impliquant des enseignants et huit affaires d’atteintes sexuelles sur des mineures âgées de moins de treize ans.À l’issue des débats, les prévenus présents ont été condamnés à des peines de prison ferme allant de trois à dix ans. Les amendes prononcées varient entre 500 000 et deux millions de francs CFA.
Dans le détail :trois accusés ont écopé de dix ans d’emprisonnement et de deux millions de francs CFA d’amende ;un autre a été condamné à dix ans de prison assortis d’une amende d’un million de francs CFA ;quatre personnes ont été condamnées à sept ans de prison ferme ;deux autres ont respectivement écopé de cinq et trois ans d’emprisonnement.
Huit victimes ont été entendues au cours de cette audience. Elles étaient assistées par des avocates de l’Institut national de la femme et de l’AFAB.
Justice de proximité
Parmi les dossiers examinés figure celui d’une fillette de douze ans vivant à Parakou avec sa mère et le compagnon de celle-ci, conducteur de taxi-moto. Selon les faits exposés à l’audience, l’homme aurait abusé de l’enfant à plusieurs reprises en profitant de l’absence de la mère.
L’un des actes aurait été interrompu par le frère aîné de la victime, conduisant à l’interpellation du suspect. La juridiction l’a condamné à dix ans de prison ferme et à deux millions de francs CFA d’amende.
La seconde audience foraine, tenue le 25 février au tribunal de deuxième classe de Parakou, a examiné huit affaires supplémentaires. Sept concernaient des atteintes sexuelles sur mineures et une portait sur des faits de harcèlement sexuel reprochés à un artisan envers ses apprenties.
Dans cette série, l’action publique a été déclarée éteinte pour un prévenu décédé. Deux accusés ont été relaxés au bénéfice du doute. Les autres ont été condamnés à des peines comprises entre cinq et dix ans d’emprisonnement, avec des amendes allant de 500 000 à un million de francs CFA.