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Mort d’Ali Khamenei : Fin de règne pour l’homme fort de la République islamique

La télévision d’État iranienne a confirmé dimanche matin la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, tué à 86 ans lors d’une opération militaire menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran. Les Gardiens de la révolution ont promis un « châtiment sévère » aux responsables, faisant craindre une nouvelle escalade régionale.

Au pouvoir depuis 1989, Ali Khamenei dirigeait la République islamique d’une main ferme depuis la mort de son mentor, l’ayatollah Ruhollah Khomeini. Désigné par l’Assemblée des experts, il avait progressivement concentré entre ses mains l’essentiel des pouvoirs politiques, militaires et judiciaires du pays, au nom du principe du Velayat-e faqih.

Partisan d’une confrontation assumée avec les États-Unis et Israël, qu’il qualifiait régulièrement d’« ennemis », Ali Khamenei a fait du programme nucléaire iranien le cœur du bras de fer géopolitique avec l’Occident. Il avait donné son feu vert à l’accord de Vienne en 2015, avant que le retrait américain décidé par Donald Trump en 2018 ne change la donne.Soupçonné de vouloir doter l’Iran de l’arme nucléaire, ce que Téhéran a toujours nié, le régime a accéléré l’enrichissement d’uranium ces dernières années, au mépris des sanctions et l’isolement international.

Architecte de l’« axe de la résistance »

Ali Khamenei s’était appuyé sur les Gardiens de la révolution et sur le général Qassem Soleimani, tué en 2020 par une frappe américaine, pour étendre l’influence iranienne en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen.La confrontation directe avec le gouvernement de Benjamin Netanyahu a culminé avec une série de frappes israélo-américaines visant les infrastructures militaires et nucléaires iraniennes.

À l’intérieur du pays, son autorité avait été ébranlée à plusieurs reprises, notamment lors du Mouvement vert de 2009 et après la mort de Mahsa Amini en 2022, qui avait déclenché une vague de manifestations massives sous le slogan « Femme, vie, liberté ». La répression avait fait des centaines de morts selon les ONG.Malgré ces crises, Ali Khamenei était parvenu à se maintenir au sommet de l’État pendant près de quatre décennies.Sa disparition ouvre une période d’incertitude pour l’Iran

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