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300 milliards de barils de pétrole : Le potentiel vénézuélien attire les entreprises africaines

La Chambre africaine de l’énergie et PDVSA ont scellé à Caracas un protocole d’accord pour relancer la coopération Afrique–Venezuela dans le pétrole et le gaz. Au programme : réhabilitation d’actifs, investissements croisés, développement gazier et renforcement des compétences.

La Chambre africaine de l’énergie (AEC) a signé à Caracas un protocole d’accord avec le ministère vénézuélien du Pouvoir populaire pour les Hydrocarbures et la compagnie nationale Petróleos de Venezuela, S.A. (PDVSA), pour une collaboration structurée dans le pétrole et le gaz.

L’accord, conclu à l’issue d’une mission de haut niveau, établit un cadre opérationnel clair : création d’un groupe de travail conjoint, définition de projets prioritaires, élaboration de plans de travail et mise en place d’indicateurs de performance. L’objectif affiché est de passer d’échanges diplomatiques à des réalisations concrètes sur toute la chaîne de valeur des hydrocarbures.

Ce protocole d’accord n’est pas symbolique. Il aligne l’Afrique et le Venezuela autour de priorités concrètes en matière d’investissement, de commerce et de formation », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.

Au cœur des discussions figure un plan d’action sur douze mois destiné à accélérer la réhabilitation des actifs pétroliers et à stimuler le développement du gaz. Plusieurs axes prioritaires ont été identifiés.Les autorités vénézuéliennes ont exprimé leur volonté d’attirer des investisseurs africains via des contrats de partage de production et des structures de coentreprise, dans un cadre réglementaire clarifié.

Avec environ 300 milliards de barils de réserves prouvées de pétrole et d’importantes ressources gazières, le Venezuela représente un partenaire stratégique pour les entreprises africaines spécialisées dans le pétrole lourd, l’offshore profond et les infrastructures gazières.

Flux commerciaux Sud-Sud

Au-delà de la production, les échanges ont porté sur le financement du commerce énergétique et la structuration de flux de GPL et de bitume vers les marchés africains. Cette dynamique vise à renforcer les corridors énergétiques Sud-Sud et à réduire la dépendance aux circuits traditionnels Nord-Sud.

Les deux régions partagent des défis similaires : pauvreté énergétique, contraintes d’infrastructures et besoin de transformation locale des ressources. L’ambition commune est donc de bâtir un partenariat fondé sur des investissements réciproques et des plateformes techniques partagées.

En institutionnalisant leur coopération, l’Afrique et le Venezuela posent les bases d’un axe énergétique transatlantique fondé sur le gaz, le pétrole et le transfert de compétences. Une initiative qui pourrait redessiner les équilibres de la diplomatie énergétique mondiale en favorisant des partenariats multipolaires et mutuellement bénéfiques.

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