Après 685 jours derrière les barreaux, la journaliste burundaise Sandra Muhoza a été libérée provisoirement sous contrôle judiciaire. Condamnée à quatre ans de prison pour « atteinte à l’intégrité du territoire national », elle reste sous surveillance en attendant son appel prévu le 20 mars.
Après 685 jours de détention, la journaliste burundaise Sandra Muhoza a été remise en liberté provisoire sous contrôle judiciaire ce mercredi 4 mars. Condamnée à quatre ans de prison pour « atteinte à l’intégrité du territoire national et aversion raciale », elle doit rester dans sa province de résidence et se faire discrète.
Sandra Muhoza, 43 ans, travaillait pour le média en ligne la Nova Burundi. Elle avait été arrêtée en avril 2024 pour avoir relayé sur un groupe WhatsApp une information sur une distribution d’armes par les autorités à des jeunes du parti au pouvoir.
Reporters sans frontières et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) ont salué cette libération provisoire, mais rappellent que la journaliste ne sera pleinement libre qu’une fois exonérée par la justice. Une nouvelle décision en appel est attendue avant le 20 mars.