Le conflit qui oppose l’Iran aux États-Unis et à Israël depuis neuf jours se transforme déjà en un banc d’essai pour les nouvelles technologies militaires. À l’instar de l’Ukraine, les combats mettent en avant des systèmes d’armes modernes, et les principaux groupes de défense profitent de la situation.
Le 28 février 2026, le guide suprême iranien Ali Khamenei a été tué par un missile israélien Blue Sparrow, rapporte le Wall Street Journal. Long de 6,5 mètres et pesant 1,9 tonne, ce missile est tiré depuis des chasseurs F-15. Conçu par Rafael, il faisait initialement partie d’une famille de missiles utilisés pour tester les systèmes antimissiles.
De leur côté, les forces américaines ont utilisé pour la première fois le missile tactique PrSM, lancé depuis un système HIMARS. Successeur de l’ATACMS, il offre une portée de plus de 400 km, soit un « saut quantique dans les capacités de frappe de précision », selon l’US Army. Produit par Lockheed Martin, le PrSM est au cœur d’un contrat de 4,9 milliards d’euros signé en mars 2025.
Le drone kamikaze Lucas, développé par SpektreWorks, s’inspire directement du drone iranien Shahed-136. Selon l’amiral Brad Cooper, commandant du Centcom, ces drones « à bas coût et longue portée » sont devenus « indispensables » dans le conflit.
Laboratoire de missiles
La guerre alimente les marchés financiers. Lockheed Martin a vu son action grimper de près de 3 % sur la semaine, tandis que Northrop Grumman a bondi de 6 %. Du côté israélien, Israel Aerospace Industries, Rafael et Elbit Systems enregistrent déjà des carnets de commandes remplis, avec des clients allant de l’Union européenne à l’Inde.
Pour répondre à la demande, certains industriels américains ont accepté de quadrupler leur production après une réunion avec Donald Trump le 6 mars. Missiles, drones, chasseurs et radars déployés demontrent à la fois l’accélération technologique des conflits et l’essor économique de l’industrie de défense.
Le conflit au Moyen-Orient entre Iran, États-Unis et Israël transforme les combats en laboratoire pour les missiles, drones et autres armes high-tech. Pendant ce temps, Lockheed Martin, Rafael et d’autres géants de la défense voient leurs actions et commandes exploser.