Réunis à Paris lors d’un sommet consacré au nucléaire civil mardi , 27 pays ont appelé à accélérer les investissements publics et privés dans cette énergie afin de tripler les capacités nucléaires mondiales d’ici 2050, un objectif adopté lors de la COP28.Les signataires, parmi lesquels la France, la Belgique, le Japon, l’Italie ou encore la Turquie, ont souligné la nécessité de mobiliser des financements « adéquats, prévisibles et diversifiés ».
Jusqu’ici, les projets nucléaires étaient principalement financés par les États en raison de leurs coûts élevés et des risques associés. La déclaration encourage désormais une participation accrue des banques multilatérales et des investisseurs privés. En ouvrant le sommet, le président français Emmanuel Macron a défendu le nucléaire civil comme un levier d’indépendance et de souveraineté énergétique.
Selon lui, cette énergie permet à la fois de réduire les émissions de carbone, de renforcer la sécurité énergétique et de soutenir la compétitivité économique.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé que la réduction de la part du nucléaire en Europe avait été « une erreur stratégique », privant le continent d’une source d’énergie fiable et à faibles émissions.Aujourd’hui, le nucléaire représente environ 10 % de la production mondiale d’électricité, avec près de 450 réacteurs en activité dans une trentaine de pays.
Mais l’intérêt pour cette technologie progresse, alors qu’une quarantaine d’États envisagent désormais de développer ou relancer un programme nucléaire civil.