Au moins trois personnes, dont une humanitaire française, ont été tuées dans la nuit du 10 au 11 mars lors d’une attaque de drones à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon plusieurs sources locales, deux explosions ont été entendues vers 4 heures du matin.
D’après le mouvement armé Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars (AFC/M23), qui contrôle la ville, deux drones auraient survolé la zone. L’un serait tombé dans le lac Kivu, tandis que l’autre a frappé une résidence située dans le quartier de Katindo, où vivent des humanitaires et des expatriés. Le groupe rebelle accuse l’armée congolaise d’être à l’origine de l’attaque. Le gouvernement de Kinshasa n’a pas encore réagi.
Parmi les victimes figure une humanitaire française travaillant pour l’Unicef. Sa mort a été confirmée par le président français Emmanuel Macron, qui a exprimé sur le réseau social X « le soutien et l’émotion de la Nation » à la famille de la victime et a appelé au respect du droit international humanitaire.
Sur place, des équipes de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo et du mécanisme conjoint de vérification de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs se sont rendues sur les lieux pour évaluer la situation