Le procès de deux ressortissants russes poursuivis pour espionnage et trafic d’influence s’est ouvert brièvement mardi 24 mars à Luanda, avant d’être renvoyé au 14 avril prochain.
Lev Lakshtanov et Igor Ritchin sont accusés par la justice angolaise d’avoir mené des opérations de déstabilisation politique en Angola, notamment à l’approche de la prochaine élection présidentielle.Arrêtés le 7 août 2025 dans le contexte de manifestations contre la hausse des prix du carburant, les deux hommes sont depuis détenus.
Selon les autorités, du matériel informatique ainsi que des preuves de transferts financiers liés à des activités de propagande ont été saisis lors de leur interpellation.D’après le parquet, ils se seraient présentés comme journalistes à leur arrivée dans le pays, avant de coordonner entre 2024 et 2025 une campagne de désinformation.
Ils auraient recruté des citoyens angolais pour diffuser de fausses informations, encourager les manifestations et attiser des actes de pillage.
Les enquêteurs affirment également qu’ils agissaient pour le compte d’Africa Politology, un réseau de communicants soupçonné d’être lié au pouvoir russe. Ce groupe aurait notamment pour objectif de fragiliser le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), au pouvoir, et de cibler certains projets stratégiques comme le corridor de Lobito, soutenu par les États-Unis.
Au total, onze chefs d’accusation sont retenus contre les deux prévenus, dont terrorisme, espionnage et trafic d’influence.Au total, onze chefs d’accusation sont retenus contre les deux prévenus, dont terrorisme, espionnage et trafic d’influence.
La défense rejette en bloc ces accusations, affirmant que Lev Lakshtanov et Igor Ritchin n’ont aucun lien ni avec Africa Politology, ni avec les autorités russes