Face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient, l’Italie mise sur l’Algérie pour garantir ses livraisons de gaz et sécuriser sa production d’électricité
La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, effectue une visite de travail et d’amitié à Alger, où elle a été accueillie mardi en grande pompe et a rencontré mercredi le président Abdelmadjid Tebboune à la présidence.Cette rencontre est d’autant plus nécessaire parce que la guerre au Moyen-Orient perturbe le marché énergétique mondial.
L’arrêt de production de la plus grande usine de liquéfaction de gaz au monde, située à Ras Laffan, au Qatar, menace l’approvisionnement en gaz liquéfié, qui représente environ 20 % de l’offre mondiale, dont 10 % destinés à l’Union européenne. En 2025, Doha couvrait 33 % des besoins de l’Italie en GNL.
Du coup, l’Italie cherche à accroître ses livraisons de gaz algérien, son premier fournisseur depuis le début de la guerre en Ukraine. Le gaz algérien représente près de 44 % de la production d’électricité italienne, contre une moyenne de 17 % dans l’Union européenne.
Première productrice de gaz en Afrique, l’Algérie exporte ses ressources vers l’Europe via un vaste réseau de gazoducs stratégiques.La guerre au Moyen-Orient consolide ainsi son rôle de partenaire énergétique majeur pour l’Italie et pour l’Union européenne