Réunis à Yaoundé pour la 14ᵉ Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce, près de 4 000 délégués tentent de sauver un système commercial mondial sous pression. Entre tensions géopolitiques, risque de crise pétrolière et profondes divisions internes, quatre jours de négociations s’annoncent décisifs pour engager les réformes et éviter l’échec.
La 14ᵉ Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) s’est ouverte le 26 mars 2026 à Yaoundé, dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes. Près de 4 000 délégués y sont réunis pour tenter de relancer un système commercial mondial fragilisé par les crises récentes et les tensions géopolitiques.
Dès l’ouverture, la directrice générale, Ngozi Okonjo-Iweala, a appelé à une refondation en profondeur. Selon elle, l’ordre commercial mondial tel qu’il existait ne reviendra pas, ce qui rend nécessaire la construction d’un nouveau cadre plus adapté aux réalités actuelles.
Les discussions s’annoncent délicates. Les tensions entre les États-Unis, l’Iran et Israël alimentent les craintes d’une crise pétrolière mondiale, avec des répercussions immédiates sur les chaînes d’approvisionnement.
À cela s’ajoutent des divergences profondes au sein même de l’OMC, notamment entre pays développés et pays en développement, sur des sujets comme les subventions agricoles et la régulation du numérique.L’objectif est clair : moderniser des règles jugées obsolètes face aux défis du climat, du numérique et des inégalités. Mais le temps est compté.
Les participants n’ont que quatre jours pour trouver des compromis et éviter un nouvel échec, qui fragiliserait davantage le multilatéralisme commercial.