Accueil Politique & Société Réunion du G7 près de Paris : Déclaration minimale sur l’Iran, silence sur l’Ukraine
Politique & Société

Réunion du G7 près de Paris : Déclaration minimale sur l’Iran, silence sur l’Ukraine

Les ministres des Affaires étrangères du G7 se sont réunis pendant deux jours à l’abbaye des Vaux-de-Cernay, près de Paris, pour discuter notamment de la guerre au Moyen-Orient. Si le conflit dans cette région a dominé les échanges, la réunion s’est conclue par une déclaration minimale, sans annonces majeures, ni sur l’Iran ni sur l’Ukraine.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a participé à la réunion avant de repartir rapidement pour Washington, annonçant seulement que les États-Unis prévoyaient la fin des opérations en Iran « dans les deux prochaines semaines ». La durée contrastée de la visite américaine et celle des autres ministres, restés 48 heures sur place, reflète le manque d’avancées concrètes.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a résumé les conclusions : « Depuis le début de la guerre, la mobilisation du G7 a été exceptionnelle et aujourd’hui même, nous adoptons une nouvelle déclaration sur l’Iran », précisant que celle-ci « appelle à un arrêt immédiat des attaques contre les populations et les infrastructures civiles » et réaffirme « la nécessité absolue de rétablir de manière permanente la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.

Cependant, aucune mention n’a été faite sur les négociations avec Téhéran annoncées par Washington, et aucune annonce concernant l’Ukraine n’a été incluse dans le communiqué final, alors que les alliés de Kiev suivent la situation de près face aux menaces de Donald Trump d’imposer une paix défavorable à l’Ukraine.

À moins de trois mois du sommet des chefs d’État à Évian (15-17 juin), la présidence française du G7 adopte une approche prudente pour éviter de braquer Washington. Parallèlement, la question de l’Afrique du Sud a suscité des tensions : Paris a invité le Kenya pour le sommet restreint, alors que Pretoria avait évoqué des pressions américaines pour retirer son invitation.

Le ministre Barrot a assuré que ce choix était « cohérent » avec la préparation du sommet “Africa Forward” à Nairobi les 11 et 12 mai, et que la France « n’a cédé à aucune pression ».Entre Pretoria et Washington, les relations restent tendues depuis le boycott par Donald Trump du G20 sud-africain en novembre dernier, avec des différends persistants sur la situation des Afrikaners et d’autres questions géopolitiques.

Dans la même catégorie

Russie : un diplomate britannique expulsé pour activités d’espionnage

La Russie a ordonné l’expulsion d’un diplomate britannique en poste à l’ambassade...

Cyberattaque contre le patron du FBI : Des données privées divulguées

La messagerie personnelle de Kash Patel, patron du Federal Bureau of Investigation,...

Guerre au Moyen-Orient : Le Kenya perd des millions dans le secteur des fleurs

Le secteur floricole du Kenya, l’un des plus dynamiques au monde, subit...

Italie : Trois chefs-d’œuvre volés lors d’un braquage ultra-rapide

Un braquage spectaculaire a frappé la villa de la fondation Magnani Rocca,...