Au nord-ouest du Bénin, Romuald Wadagni ancre sa campagne dans le réel. De Bassila à Djougou, il transforme l’écoute du terrain en promesses ciblées pour l’économie locale et le monde rural
Le candidat à l’élection présidentielle, Romuald Wadagni, intensifie sa présence sur le terrain. Ce lundi 30 mars 2026, il a effectué une tournée dans le nord-ouest du Bénin, avec des étapes à Bassila et Djougou, avec de fortes mobilisations populaires et des échanges directs avec les habitants.
A Djougou, la quatrième journée de campagne a donné lieu à une mobilisation tout aussi importante. Dans une atmosphère dynamique, le candidat est allé à la rencontre de plusieurs acteurs économiques locaux, notamment des transporteurs, des commerçants, des femmes des marchés et des entrepreneurs.
Ces échanges ont permis de faire remonter les principales préoccupations liées aux activités économiques, en particulier les difficultés d’accès au financement et les contraintes qui freinent le développement des initiatives locales.En réponse, Romuald Wadagni a réaffirmé son ambition de soutenir l’économie locale.
Il a insisté sur la nécessité de faciliter l’accès aux financements afin d’accompagner les activités génératrices de revenus et de renforcer le tissu entrepreneurial.
Bassila
Plus tôt dans la journée,le duo candidats était à la rencontre des populations de Bassila. Le meeting organisé sur la place de l’Amitié a rassemblé une foule nombreuse. Dans une ambiance participative, le candidat a cherché à galvaniser ses partisans. « Bassila est dans les rangs, oui ou non ? », a-t-il lancé, provoquant une réponse unanime. « Bassila est parti », a-t-il ensuite déclaré, symbole du lancement de la mobilisation dans cette localité.
De cette tribune, Romuald Wadagni a accordé une place centrale aux préoccupations du monde rural. Il a salué le rôle des agriculteurs et des éleveurs dans l’alimentation des populations, tout en reconnaissant la dureté de leurs conditions de travail. Le manque de mécanisation, la dépendance au travail manuel et les difficultés à exploiter de grandes surfaces ont été au cœur de son diagnostic.
Pour y remédier, le candidat a décliné trois priorités : rendre le travail agricole moins pénible grâce à la mécanisation et à un meilleur accompagnement technique ; améliorer la rentabilité en facilitant l’accès aux semences, aux engrais et aux ressources pour l’élevage ; et renforcer la protection sociale, notamment par un meilleur accès aux soins et la mise en place progressive de mécanismes de retraite pour les producteurs.