L’Espagne maintien sa défiance face à l’offensive américaine au Moyen-Orient. Le gouvernement du socialiste Pedro Sánchez a annoncé la fermeture de son espace aérien à tout avion participant, de près ou de loin, à la guerre en Iran.« Non à la guerre », clame le président espagnol, pour qui il est inconcevable que le ciel espagnol serve de corridor à des opérations militaires qu’il juge contraires au droit international, comme l’a rappelé le vice-président Carlos Cuerpo.
Cette décision fait suite à l’interdiction déjà prononcée début mars concernant l’accès des bases américaines de Rota et Morón en Andalousie. Désormais, aucun avion lié à l’offensive militaire ne pourra traverser le ciel espagnol, que ce soit depuis l’Espagne ou depuis des corridors européens passant par le Royaume-Uni, l’Allemagne ou la France. Seuls les vols à mission logistique pure seront autorisés.
Cette décision fait suite à l’interdiction déjà prononcée début mars concernant l’accès des bases américaines de Rota et Morón en Andalousie. Désormais, aucun avion lié à l’offensive militaire ne pourra traverser le ciel espagnol, que ce soit depuis l’Espagne ou depuis des corridors européens passant par le Royaume-Uni, l’Allemagne ou la France.
Seuls les vols à mission logistique pure seront autorisés. Selon des sources militaires, cette mesure risque de ralentir et compliquer les opérations américaines au Moyen-Orient, l’Espagne se trouvant sur le couloir aérien stratégique entre les États-Unis et la région.
Reste à voir quelle sera la réaction de l’administration Trump, qui avait déjà menacé l’Espagne d’un embargo commercial début mars. La tension entre Madrid et Washington est ainsi montée d’un cran, laissant planer l’incertitude sur l’impact réel de cette mesure sur les relations bilatérales