Haïti se prépare à un nouveau tournant dans sa lutte contre les gangs armés. Mercredi 1er avril 2026, un premier contingent d’une cinquantaine de soldats tchadiens a atterri à Port-au-Prince, marquant le lancement de la Force de répression des gangs (FRG).
Cette nouvelle mission internationale intervient après l’échec de la précédente opération multinationale, dirigée par le Kenya, jugée inefficace par de nombreux habitants.À terme, la FRG prévoit le déploiement de 5 500 militaires venus d’Afrique, des Caraïbes et d’Asie.
Ces forces travailleront en étroite coordination avec la police nationale haïtienne et les forces armées locales, ainsi qu’avec le bureau intégré des Nations unies et l’Organisation des États américains.
Leur mission sera double : neutraliser les gangs à travers des opérations ciblées fondées sur le renseignement et sécuriser les infrastructures et les principaux axes routiers, tout en protégeant la population dans le respect des droits humains.
Un contexte toujours tendu
Malgré les dispositifs précédents, les gangs continuent d’imposer leur loi dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince et dans certaines villes de province, notamment dans le département de l’Artibonite. Beaucoup d’habitants restent sceptiques quant à l’efficacité de cette nouvelle force, craignant que l’ampleur des violences ne rende la mission difficile.