Lors d’une conférence de presse lundi 6 avril à la Maison Blanche, le président Donald Trump a violemment critiqué une fuite d’informations concernant l’opération de sauvetage menée par les forces américaines après l’abattage d’un chasseur F‑15E par les défenseurs iraniens.
Il a affirmé que cette divulgation aurait compromis la mission de récupération d’un second pilote encore porté disparu au début des recherches.Trump a menacé d’envoyer en prison le ou les journalistes impliqués, exigeant que les médias qui ont publié les détails révèlent l’identité de leur source sous prétexte de « sécurité nationale ».
« National security give it up or go to jail », a‑t‑il déclaré en s’adressant aux journalistes présents, sans toutefois nommer explicitement les médias ou les journalistes ciblés.Le président américain a soutenu que la fuite avait alerté l’Iran sur la présence d’un pilote non encore récupéré, compliquant la recherche et « mettant en danger » le personnel engagé dans l’opération. Il a décrit cette fuite comme une grave atteinte à la sécurité qui nécessite des mesures juridiques strictes.
Lors de la même conférence, Donald Trump a salué le sauvetage réussi des deux aviateurs, assurant que les forces américaines avaient ramené tous leurs personnels sans pertes humaines, malgré les risques importants.
La menace de sanctions pénales contre des journalistes pour avoir couvert une opération militaire sensible relance les débats sur la liberté de la presse et les limites de l’action gouvernementale dans des situations de crise et de sécurité nationale