La guerre au Moyen-Orient a franchi un nouveau cap ce 7 avril, entre intensification des frappes et revirement diplomatique de dernière minute entre États-Unis et Iran.
Dans la journée, des frappes israélo-américaines ont visé plusieurs infrastructures stratégiques sur le territoire iranien. Deux ponts, notamment dans les régions de Qom et de Kashan, ont été touchés, causant des pertes humaines selon les autorités locales. L’île de Kharg, centre névralgique de l’industrie pétrolière iranienne, a également été ciblée, marquant une volonté d’atteindre des installations économiques clés.Ces opérations faisaient suite aux menaces du président américain Donald Trump, qui avait lancé un ultimatum à Téhéran, évoquant des frappes d’ampleur contre des infrastructures critiques.
Mais à l’approche de l’échéance, la situation a basculé. Washington et Téhéran ont annoncé un accord de cessez-le-feu de deux semaines. En contrepartie, l’Iran s’est engagé à rouvrir le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport mondial de pétrole.
Négocié avec l’appui du Pakistan, cet accord prévoit également l’ouverture de discussions entre les deux pays à Islamabad dans les prochains jours, avec l’objectif affiché de parvenir à un compromis plus durable.
Malgré cette avancée diplomatique, la trêve reste fragile. Des tirs et frappes ont encore été signalés dans plusieurs zones de la région, illustrant la tension persistante après plus de cinq semaines de conflit.