Le Zimbabwe consolide son rang de premier producteur de tabac en Afrique, porté par une progression soutenue de la production et l’implication massive des petits exploitants sous contrat. Ces derniers représentent près de 95 % des producteurs et assurent l’essentiel des récoltes.
La production est passée de 306 000 tonnes en 2024 à 355 000 tonnes en 2025, avec des prévisions au-delà de 360 000 tonnes cette année, grâce notamment à l’extension des superficies cultivées. Ce rebond confirme le redressement d’un secteur qui s’était effondré àe dynamisme repose en grande partie sur un système contractuel dominé par des entreprises étrangères, en particulier chinoises, qui fournissent intrants et financement.
S’il facilite l’accès à la production, ce modèle expose aussi les agriculteurs à une forte dépendance et à des risques d’endettement, accentués par les aléas climatiques et les coûts de production.
Parallèlement, des préoccupations émergent autour de l’impact environnemental, notamment la déforestation et la concurrence avec les cultures vivrières. Malgré ces défis, les autorités misent sur la diversification des marchés et le développement de la transformation locale pour accroître la valeur ajoutée du secteur.