La République démocratique du Congo fait face à une nouvelle flambée d’Ebola, marquée par le retour de la rare souche Bundibugyo.
Le séquençage effectué par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) confirme qu’il s’agit d’une nouvelle transmission d’origine animale, sans lien avec les épidémies de 2007 et 2012.
Les chercheurs, dont le professeur Jean-Jacques Muyembe, soupçonnent notamment les chauves-souris, souvent impliquées comme réservoir du virus.L’épidémie progresse dans l’est du pays, avec des foyers en Ituri et au Nord-Kivu, notamment à Bunia, Mongwalu, Butembo et Nyankunde.
Selon les autorités sanitaires, des centaines de cas suspects et plus d’une centaine de décès probables ont été recensés, touchant également des personnels soignants.En l’absence de vaccin homologué contre cette souche, la riposte repose sur les mesures barrières et la surveillance, tandis que des recherches sont en cours pour tester une protection croisée à partir de vaccins existants.