Deux positions de l’armée béninoise ont été attaquées dans la nuit du 25 au 26 mai 2026 à Kourou Koualou. Quatre soldats ont été tués dans cette zone devenue un point chaud de la menace terroriste.
Dans la nuit de lundi à mardi, des hommes armés, arrivés en grand nombre à moto, ont pris pour cibles deux positions des forces béninoises dans le secteur de Kourou Koualou, à la frontière avec le Burkina Faso. Les unités engagées dans l’opération Mirador ont riposté à l’assaut.
Selon plusieurs sources sécuritaires, quatre militaires ont perdu la vie lors de ces attaques. Côté assaillants, des pertes sont évoquées sans bilan officiel, les corps ayant été emportés lors du repli.
Située à plus de 700 km de Cotonou, la zone de Kourou Koualou, vaste de plus de 70 km², est régulièrement citée comme l’un des épicentres de la menace terroriste au nord du pays. À la suite des attaques, des opérations de ratissage ont été lancées par l’armée afin de traquer les assaillants.
Ces événements interviennent dans un contexte politique particulier, au lendemain de l’arrivée au pouvoir du président Romuald Wadagni et de la prise de fonction du nouveau ministre de la Défense, Gildas Agonkan.
Face à la dégradation de la situation sécuritaire, ce dernier a affiché une ligne ferme, misant sur le renforcement des capacités opérationnelles des forces armées et l’intensification de la coopération militaire régionale.
Objectif : contenir une menace persistante et sécuriser durablement les zones frontalières.