Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 3 juin 2026 sous la présidence du chef de l’État, Romuald Wadagni, le gouvernement a adopté un projet de loi de finances rectificative pour la gestion 2026, transmis à l’Assemblée nationale pour examen et vote.
Cette révision budgétaire s’inscrit dans le contexte de la restructuration de l’appareil gouvernemental et de la mise en œuvre des nouvelles orientations présidentielles. Elle entraîne un réajustement des priorités ainsi que de l’architecture budgétaire de l’État.Le budget révisé s’établit à 4.086,620 milliards de FCFA, contre 3.783,984 milliards de FCFA initialement, soit une hausse de 8%.
Le taux de croissance est maintenu à 7,5%. Les dépenses de personnel reculent de 9,8%, sans remettre en cause les recrutements prévus, tandis que les dépenses de biens et services restent contenues.Dans le même temps, les dépenses d’investissement progressent de 8,5%, traduisant la volonté du gouvernement d’accélérer les projets structurants. Les recettes budgétaires sont, elles, attendues en hausse de 2%.
Protection sociale et capital humain
Au cœur de ce collectif budgétaire, le gouvernement met un accent particulier sur la protection sociale et le capital humain. De nouvelles lignes sont ouvertes pour financer plusieurs mesures, notamment la réalisation de points d’eau dans les écoles et centres de santé, l’accélération de la supplémentation nutritionnelle des 1000 premiers jours, le renforcement de l’assurance maladie obligatoire, ainsi que la prise en charge des personnes en situation de mendicité et des enfants en situation de rue.
À travers ces ajustements, l’exécutif entend aligner les ressources publiques sur ses priorités, avec pour objectif une croissance plus inclusive et un meilleur accès aux services sociaux de base.