La perspective d’un accord entre l’Iran et les États-Unis est accueillie favorablement par le secteur aérien africain. Le protocole d’accord attendu vendredi prévoit notamment la réouverture du détroit d’Ormuz, un passage clé pour le transport mondial du pétrole.
Très dépendantes des importations de kérosène en provenance du Moyen-Orient, les compagnies aériennes africaines ont été durement affectées par la flambée des prix du carburant provoquée par les tensions régionales.
Selon les données de l’Association du Transport aérien international, leurs bénéfices ont chuté de 66 % cette année.Si la réouverture du détroit nourrit l’espoir d’une baisse des coûts d’exploitation, les acteurs du secteur restent prudents.
La stabilisation du marché pourrait prendre du temps, tandis que le retour à la normale des grands hubs du Moyen-Orient risque de réduire l’avantage temporaire dont ont bénéficié certaines compagnies africaines.
Malgré ces incertitudes, l’accord apparaît comme une bonne nouvelle pour un secteur fragilisé par plusieurs mois de turbulences.